CASSEURS2HYPE a.k.a les "cassos"

"Une matière sans contour, un contenu sans forme, une forme capricieuse et impersonnelle qui ne dit rien, ne révèle rien et se contente d'annoncer, par son refus de rien dire, qu'elle vient de la nuit et qu'elle retourne à la nuit, l'opacité est leur réponse, le frolement des ailes qui se referment est leur parole." Maurice Blanchot via F.P. Meny

Archives

21.12.11

Miranda ce casseur dans LE MONDE "Pour un moratoire sur les prix littéraires"

Oï 2.0!
"Chercher la distorsion"


Ce spam va dans 3750 boites  (+ 1426 ) et en Cci dans les b.a.l's de journalistes, rédack chefs influents de "la hype qui n'existe pas"
Bastard Academy compris (la version casseur2hype au firmament de la prose 19ème siècle) et sur trois blogs en mode crash rank

Vérol mon amour ma haine fais passer à Eric Naulleau stp...
Yan Céh. mon artiste préféré fait passer à Michel Wellbook et Beigbedouille steupl' aussi... les nanars makers number one!

Bon d'abord/ on écoute Philippe_Laurent_Distorsion.mp3
(Minimal Wave records - N.Y.C)

On peut y aller_

Et les mecs, sans vouloir faire de la provoc' à deux trous de Bâle 
(les Über-bobos estiment une distance en portions de bac à sable)

Ben, Monsieur de Miranda il nous en met plein la face (moi compris...)

Suivez la pornographie spammeuse_


t'as compris? clique sur le bot féminin

et puis/ c'est décidé je reprends mes activités de casseur2hype en mode spammage facial.
ce post va direct sur http://casseurs.blogspot.com //

Olivier BKZ
a réveillé le Demian en moi !


(on prépare un MONSTRE...)





Alors comme dirait JPTH : Pour l'anniversaire de la naissance du CHRIST
"personnage de blockbuster 3 D (mental)
" ça c'est le petit frère un peu cassos sur les Debord

HT eyes wild shut (acheter les yeux imperceptiblement fermés / littérature 20ème siècle)



ou



http://www.camerasanimales.com/livre04.html
approved by Sydney Valette
Lire son à propos-du-dire.html
(la lecture du baise-sollers l'a inspiré)

SPAMMER SEUL SPAMMER PLUS VITE CHERCHER LA DISTORFION.

18.12.11

Petit poème du matin : "Hipstler" par Olivier BKZ

Hipstler
Coupons des arbres lugubres,
Élevons des bûchers dans toutes les villes et dans toutes les rues,
Et puis jetons les Hipstler au feu alors qu'ils sont encore hurlant !
Jetons-les au feu! Jetons-les aux feu! Crieront tous les enfants en dansant
autour de l'orange du rouge et du flamboyant !
Quand la suie s'élèvera en deuxième nuit de charbon.
Au-dessus des Hipstler se tordant dans leurs odeurs de cochons !
Mon amour, nous rirons et je te ferai l'amour,
De la tombée de la lune jusqu'au petit jour !

Olivier BKZ



15.10.11

Steve Jobs – RIP par Olivier BKZ



"Nous apprenions le 6 Octobre dernier la mort de Steves Jobs, le célèbre PDG d'Apple. Afin de lui rendre hommage, retour sur ces plus célèbres citations.

"Votre temps est très limité, alors ne le gâchez pas en vivant la vie de quelqu’un d’autre " Steve Jobs - RIP

"Être le type le plus riche du cimetière ne m’intéresse pas…Me coucher le soir en me disant que nous avons fait un truc formidable…c’est ce qui m’intéresse." Steve Jobs - RIP

"Les choses n’ont pas à changer le monde pour être importantes." Steve Jobs – RIP

"Parfois je me lève et je pense : mes clients sont plus que des clients, se sont mes enfants !" Steve Jobs – RIP

"Je pèse des milliards et t'es pas capable de me sucer correctement ! Salope !" Steve Jobs – RIP

"Allo Cordell ? Je t'avais pourtant bien dit d'acheter de la pomme ! Tu te retrouves bien con maintenant avec tes Anxions qui valent plus rien ! Je t'ai BIEN NIQUE TA RACE SUR CE COUP AH AH !" Steve Jobs – RIP

"Je suis l'un des créateur d'une entreprise qui possède plus de cash flow que ces putains d'Etats-Unis d’Amérique, alors si je te dis que tes calamars sur leur lit de légumes du jardin et sauce citronnée est une dégueulasserie, tu ramènes ça en cuisine et tu fermes ta PUTAIN DE GUEULE !" Steve Jobs – RIP

"Exigez l'excellence, dans tout." Steve Jobs – RIP

" OUVRE LA PORTE SALETEE ! OUVRE LA PORTE OU JE LA DÉFONCE ! Non bébé, j'suis pas violent et injuste, je suis seulement un dieu incarné, c'est tout..." Steve Jobs – RIP

"Quoi on a été trop loin avec la petite, quoi elle est mineure ? J'lui ai lâché deux milles en bons d'achats tu veux quoi de plus, que je lui ouvre une fondation ?" Steve Jobs – RIP

"Tiens pour toi la nouvelle apli maison, elle s’appelle "tu es viré ducon" ! Allez, je te laisse 5 minutes pour faire tes cartons !" Steve Jobs – RIP

"Moi j'veux vendre qu'aux riches. Repense un peu à ces mots, tu ne vois pas une logique du genre sans failles là-dedans ? T'inquiète, on saura qu'on aura réussi lorsque tous ces connards de chômeurs voudront aussi leur téléphone à 400 euros." Steve Jobs – RIP

" Darnell, avant de mourir j'veux que tu me dises un truc. Blanc coquille, t'es sûr que c'est le mieux pour la sellerie de mon dernier bateau ?" Steve Jobs – RIP

"Pourquoi je fais bosser des enfants ? Vous avez entendu parler de l'histoire de Job ? Disons qu'il s'agit d'un lointain ancêtre, et que je suis venu au monde pour prendre sa revanche !" - Steve Jobs – RIP

"Nos clients veulent connaitre les meilleures tables bio et végétarienne que l'on peut trouver à San Francisco, c'est tout. En résumer, nous devons répondre à l'envie du marché. Comptez sur moi ! Je vais leur en faire bouffer du foin !" Steve Jobs – RIP

"L'objectif numéro un n'est pas que les dj's, graphistes et autres parasites soient équipés de nos produits, l'objectif est que tous les cons qui aimeraient leur ressembler en soient persuadés." Steve Jobs - RIP

"Un bon être humain c'est comme une bonne interface. Pour être légitime dans son existence, il doit être compréhensible en moins de trois minutes et agréable à l’œil. Si c'est pas le cas ça me casse les boules et crois moi, t'as pas envie de savoir ce que je peux faire quand on me casse les boules !" - Steve Jobs – RIP

"T'as pas idée de tout ce qu'on peut faire avec le dernier iPhone... Par exemple, prends une call girl junkie, ses orifices plus mon téléphone..." Steve Jobs - RIP "


Olivier BKZ "Egarement"

21.9.11

Prévisions 2021 du SDH / tease pour PALAVAS-VEGAS la saison 2 arrive.

2021. Le Monde de la Hype va mal. Avec le succès foudroyant du portail hypersocial UCK ("Uck comme suck mec mais sans le S..." ainsi se répandit le buzz viral de cette plate-forme technologique qui regroupa en un seul gouffre syndical tous les réseaux sociaux tels Facebook, Twitter et G+), les hipsters, s'étant rendus compte que les rapports humains dans les vernissages d'art contemporain et les cocktails littéraires étaient encore plus creux et décevants que sur le web 3 - l'écriture étant plus mystificatrice et vaniteuse que la parole directe - décidèrent, tout simplement de rester chez eux et de "casser ultime" comme l'avait formulé 20 ans auparavant un drôle de personnage à casquette (qui avait disparu de ces ruines humaines pour aller pêcher la muge à Palavas-Vegas). Les hypeux cassèrent ultime donc devant leurs écrans domestiques pour multi-tchater et pour commenter leurs vides respectifs en le remplissant toujours de plus d'inepties et d'inanités. Les branchés (jamais l'expression n'aura été aussi vraie mais Chronic'art réussit à imposer le terme "abonné" avec l'aide toujours du drôle de personnage à casquette...) désertèrent ainsi petit à petit, les mondanités marchandes dans la Fausse-vraie Vie pour la vraie-Fausse Réalité tout aussi commerciale et auto-surveillée. Tous les events du sponsoring marchand et de la prostitution sociale furent autant désertés que les plateaux de tournage de sitcoms un jour de grève syndicale de ces écrivains de fictions qui furent obligés (pour gagner leur retraite) d'écrire des scénarios incroyablement addictifs pour compenser la morne et pénible VIE des... abonnés.



16.9.10

SDH_ MODE D'EMPLOI par son of THe kool anarchy

Le gatecrashing corporate en trois étapes :

Route du rock 2010



Oui mes amis, il est aisé de gatecrasher. Pour cela, quelques règles d’or à s’enfiler. Je serai, le temps d’un papier, votre Nadine de Rothschild de la crevardise, la beauté théâtrale du hippie 2.0. La route du rock 2010 ma scène de crime. Les objectifs sont clairs. Intégrer la masse incompétente, du coin VIP au bar partenaire. Les sucer jusqu’à épuisement. Et partir, la tête haute, la bite au garde à vous et la bouche pâteuse d’un travail bien fait.
NDLR : Cet article est bâclé.
1. La demande d’accréditation
Savoir lécher les couilles, au bon endroit, scrotum sans poils, pour mieux faire juter le sésame, clé du paradis du gratuit. Point de téléphone, votre voix soit dévorée par la nicotine, soit discordante par une adolescence forcément attardée serait source de présomption. Toute demande se fait par mail. Etre précis, vendeur de rêves, charlatan distingué. Le tout baigné d’une élégance et d’une politesse docile et irréprochable. Promettre bannières en home page, photographies, correspondances live, interviews, live reports. «Couvrir totalement l'événement» comme le répétait sans cesse notre vieil ami Hunter S.T.
Pour les plus fainéants,
«Bonjour,
Je suis TOI, journaliste culturel à Paris pour le site internet www.syndicatudhype.ning.com, dirigé de main de maitre par le gourou parisien Thierry Théolier. Bla Bla Bla (sortir quelques références journalistiques sur le SDH voir la revue de presse )
Ce que le SDH propose :
  • Live report des 3 jours
  • Photographies argentiques et numériques des 3 jours (ça veut rien dire mais ça passe bien)
  • Interviews selon disponibilité des groupes souhaités (on ne se mouille pas)
  • Correspondance live via twitter (invérifiable)
  • Possibilité d’une bannière en home page
  • De l’amour en barre

Ce que le SDH demande :
  • Pass gratuit des 3 jours du festival Presse-Vip
  • De l’amour en retour (mot d’humour)

Concis, précis, efficace. On titille la perfection. Irréprochable, le gatecrash est en place avec une réponse dans la semaine généralement, validant votre demande d’accréditation.
  1. La récupération de l’accréditation
Le style hipster est le plus recommandé. Un style berlinois, cheveux gras et chapeau rabouté viennent se mélanger au dandysme putassier du parigo des quais de seine, foulard et Repetto. Dans la file des journalistes attendant savamment leurs pass, il faut parler fort. «Tiens, tu as vu Tech’ dans le coin ?» «Tsugi va encore nous pondre une daube, j’espère rencontrer leur journaliste pour lui en dire deux mots» «Putain, on va encore se taper les moustachus tout bourrés d’Entrisme». Se montrer blasé et hautain. Mais jamais pressé. Oui, il faut arriver à la bourre et s’en foutre royalement car finalement, le début de soirée c’est pour les PD. Et puis la moitié de la prog’, je l’ai déjà matté au point F. Quand arrive mon tour, ne jamais paniquer. Ca dure, l’attaché de presse ne trouve pas le nom. La jouer cool. Et alors ? Je connais bien François (Floret, directeur de la route du rock), il me suffit d’un appel. Ah, ça y est, enfin, le pass est à nous. Immédiatement, venir attacher le programme du festival derrière son accred. Très professionnel. En rajouter avec une petite question : «Les conf’ de presse commencent à quelle heure ?» Ca passe nickel. Le gatecrash est désormais assuré. Maintenant picoler et en profiter.
  1. L’attitude en festival
Repérer le coin partenaire qui arrose toutes les soirées est un objectif primordial. Son gatecrash est aisé. Se rapprocher de l’attaché de presse, prétendre un quelconque intérêt pour sa profession miséreuse et jouer de son charme de vipère. Ne vous inquiétez pas, elle vous fera rentrer. Elle le peut. Une fois à l’intérieur, que la fête commence. Enerver les autochtones, chauffer les milfettes et sympathiser avec les barmen. Une règle d’or : ne jamais parler de soi pour sucker. Parler de leur boulot, de la pénibilité de servir des gens bourrés, de leur passé. Et là, vous gagnerez votre badge rouge. Accès 24/24h à l’open bar. Maintenant, votre accréditation, où la placer ? Soyez mystérieux. Légèrement rentrée dans votre chemise, ne jamais trop en montrer. Associée à des lunettes noirs, une attitude de branquignole intouchable, les regards fuseront. «Putain c’est qui ce mec ? C’est pas le guitariste des Foals ?» Bla,bla,bla. Ce que je pourrais appeler la prétention discrète. Ne jamais trop en faire. Se faufiler dans le public, l’air heureux et épanoui. Se mettre légèrement en retrait, ne jamais se fondre dans la masse. Vous ne serez plus repéré. Faire l’artiste «qui préfère voir les concerts avec la populace pour ressentir la vibe». A partir de là, la chope est assurée à compter d’une femme par nuit. Ah oui, ne pas hésiter à foutre le bordel en VIP, énerver jusqu’au pétage de boulon les fake journaleux locaux. «Ouest france ? Connais pas. Une marque de kouign-amann?» «Alterinfo ? Encore un truc de coco, contre le réchauffement climatique et pour l’équité dans le monde ?». Par contre, risques de coups et blessures. Alors n’hésitez pas à fuir. Autre chose primordiale, saluer tout le monde, même ce gringalet à converses troués semblant né d’une chiasse congénitale, il est peut-être respecté dans cet univers d’élite incompétente. Ne jamais faire la bise. Une poigne sèche est préférable. Ca fait mouiller les vieilles, transpirer les mineurs.
SDH-chien(e)s, il est donc l’heure du bilan :
1. Concerts gratuits
2. Open bar 24h/24
3. Baises nocturnes

Le syndicat du hype, la propagation d’un virus mutant, à jamais infectant.
Alors, t’attends quoi ?


Fils de TH aka son of THe kool anarchy


JE VEUX DES NARTICLESCOMMESSA ENCORE!


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29.4.10

FACEFUCK "Souriez, vous êtes niqués."



Facefuck ne vous prend plus seulement la tête en photo, il vous encule à sec.

C'est assez simple, pour une fois c'est un utilisateur de Facebook qui s'exprime.


Et ce type ne faisait rien de plus, certainement moins, que vous sur Facebook.

Seul point de désaccord avec ce qu'il écrit : il dit vouloir se servir de Google Buzz à la place de Facebook, ce qui est à mon avis tout aussi problématique, exactement dans les mêmes termes. Google Buzz est une saleté qui s'est implémentée sans autorisation chez les niais qui utilisent Gmail, et qui sert à élargir la collecte de données avec une ampleur démultipliée. Le seul avantage de Google Buzz et que pour l'instant, il court encore loin derrière Facefuck pour ce qui est de la richesse des profils comportementaux enregistrés sur leurs serveurs.

En tous cas, ça ne fait que confirmer ce que je dis de ce site depuis un bail à propos de ce colossal étron blanc et bleu.

Je sais donner l'impression de diaboliser la chose, mais c'est un constat objectif. Prenons une série d'exemples simples : vous payez pour l'eau ou l'électricité que vous consommez. Vous payez pour tous les services et les produits que vous utilisez.

Ah, vous allez me dire : la télévision, elle, est gratuite. Bonne pioche : on sait depuis un moment que ce qui intéresse les chaînes de télévision, c'est votre temps de cerveau disponible. ça n'est plus de vous proposer un panel de programmes parmi lesquels faire votre choix. Tout est question de marketing, les chaînes devant développer et diffuser les programmes les plus attractifs pour valoriser les écrans publicitaires. Tout est bon : démagogie, voyeurisme, putasserie à paillettes, séries en rafale. Les écrans de publicité sont diffusés parce qu'on sait, en face, en haut, que vous allez les voir, et que les annonceurs paient cher pour ça.

Facebook et les autres réseaux sociaux vous sont proposés gratuitement.

On vous propose gratuitement quelque chose qui vous occupe plusieurs heures par jour. Qui centralise vos connexions et vos conversations. Qui garde les traces de vos soirées irl. Qui garde les traces de vos amis, quand bien même eux ne sont pas sur Facebook.

On vous propose gratuitement quelque chose qui vous permet de vous inscrire dans la tendance de l'époque : l'hypervalorisation de soi. Vous ne faites rien, mais vous avez un réseau. Vous ne produisez rien, mais vous réagissez chaque heure à à la vacuité des autres membres. Vous avez votre quart d'heure de micro-gloire en permanence, sur le net. Et vous croyez réellement que tout cela ne vous coûte rien.

Le pool qui dirige Facebook, vous croyez que ce sont des philantropes ? Non. Car vous payez le service en données personnelles.

Vos noms, vos photos, vos contacts, vous les donnez à Facebook en échange d'une interface à la con et d'une tapée d'applications qui elles aussi récupèrent vos données. Chaque option ajoutée par Facebook à son interface a d'abord été pensée pour collecter des informations supplémentaires. Demandez à ceux qui travaillent dans le marketing ou la prospection commerciale. Demandez à ceux qui constituent des bases de données comportementales. Ils vous diront que Facebook est le plus puissant agrégateur de données personnelles, une véritable mine d'or pour les industries.

On apprend maintenant que Facebook va mémoriser petit à petit votre surf. Facebook Connect, ça s'appelle.

Cette merde blanc et bleue ne sera plus un site parmi d'autres dans votre navigateur, mais la porte d'entrée, le petit digicode qui vous précède partout (et enregistre où vous allez).

Collecter encore plus d'informations. Les échanger avec des tiers sans votre consentement. Les donner aux développeurs des applications. Les donner à ses partenaires commerciaux. Les donner aux autorités, bien sûr, au moins américaines, lorsque celles-ci le demanderont (et d'autres articles tendent à prouver qu'en ce moment, la NSA cherche un moyen de recentraliser le trafic internet occidental afin de pouvoir visualiser et contrôler tout ce qui s'y passe - optique "sécuritaire" bien sûr, optique controlaire encore plus sûrement).

Tout ça me débecte vraiment, et il n'y a que la force de l'habitude et les illusions de l'excess conviviality qui vous font penser différemment. Le poids du nombre, aussi. La pression sociale. Des forces incommensurables qui renversent à coup sûr votre libre arbitre, n'est-ce pas ? Dommage que ça vous empêche aussi de vous poser quelques questions de base.

Si des institutions comme la CNIL ou le Secrétariat d'état au numérique posent en ce moment la question du "droit à l'oubli" et de la protection des données personnelles dans un environnement 2.0, si Google collectionne les procès dans le monde, c'est peut-être que je ne suis si parano que ça. C'est peut-être que vous foncez tête baissée dans un piège tellement grand que vous n'en voyez pas les contours.

C'est peut-être que sous leur visage souriant et leur discours de modernité, les Facebook et Google sont juste en train de vous niquer. Il suffit pour s'en convaincre de lire les propos de leurs dirigeants sur la vie privée : ils ne voient pas en quoi elle devrait encore exister à l'avenir.

Et on vous fait croire que vous conservez le choix de ce que vous publiez. Que vous gardez la maîtrise.

Bin oui, bien entendu. De la même façon que vous choisissez ce que vous regardez à la télévision, n'est-ce pas... De la même façon que vous pouvez réellement bannir les OGM de votre alimentation ou ne faire que dans le développement durable.

Vous êtes un peu réveur, surtout.

Le prétexte démocratique, l'illusion du libre arbitre, c'est toujours ce qu'on met en avant pour justifier les stratagèmes les plus sordides.

Si Google et Facebook façonnent la vie virtuelle d'aujourd'hui, ça a également des impacts sur la vie réelle. Oubliez votre vie privée, vous l'avez déjà galvaudée en l'exposant, aussi peu soit-il, sur ces sites "conviviaux". Oubliez votre libre arbitre, Facebook s'occupe de votre réseau d'amis et renifle vos traces sur le net pour enrichir sa bibliothèque de profils. Oubliez votre CV, Google en fournit un bien plus complet au monde entier.

Tirez-vous de là, arrêtez de participer à cette mascarade, arrêtez de renforcer ces entités malsaines.

ça vous va bien de vomir sur Microsoft, Apple ou Vivendi, si vous offrez vos culs à Facebook et Google. Vous payez leur "service" avec vos données personnelles, et les financiers qui entourent le boutonneux médiatique qui a lancé cette lèpre ne voient que le profit qu'ils en retireront, que vous le vouliez ou non. On vous a donné l'illusion d'avoir le choix, mais soyez-en sûrs : vous ne l'avez pas.

Lisez les liens qui partent du texte linké plus haut. Allez sur le site du Guardian. Renseignez-vous sur Facefuck. Renseignez-vous sur ce qu'en disent les organisations soucieuses de la protection de la vie privée, en France comme aux USA.

Commencez surtout par vous interroger sur la place que cette lèpre prend dans votre vie. Repensez à tous ceux que vous avez déjà gonflé en consultant votre compte FB pendant que vous êtes au resto, dans un bar ou entre potes. Essayez de vous souvenir comment vous faisiez avant Facebook. Demandez-vous sérieusement ce que ça vous a apporté, et si ça mérite effectivement d'avoir transmis en échange autant d'informations sur vous et vos proches.

Conseils : ouvrez un blog, un site, créez des listes de diffusion, des réseaux privés : y a 5 ans on créait nos listes de diffusion où on pouvait stocker images et contenus. Nos FAI en avaient copie, mais ça s'arrêtait là. Et on savait paramétrer ces listes comme on le voulait, on n'était pas esclave des CGU rédigées non pas par quelques boutonneux de la Silicon Valley mais par les juristes cyniques que leurs financiers cupides font travailler sur la question. Renseignez-vous sur la valeur d'une information sur vous. Combien coûte votre nom ? Votre photo ? Combien coûte votre liste d'amis, les groupes auxquels vous adhérez ? Qu'est-ce que cela dit sur vous, et qui va pouvoir en tirer profit ? Comment allez-vous empêcher que le développeur de cette petite application de géolocalisation sur Facebook transmette la photo de votre petite amie en bikini à ce site de rencontres adultérines en Australie ? Comment le saurez-vous ?

Posez-vous quelques questions sur ce typhus qui vous occupe plusieurs heures par jour, et refusez ces technologies orwello-nasdacquiennes.

On vous dit qu'elles sont inoffensives. On vous dit que vous avez le choix. Vous avalez ça ? Vous êtes mignons.

Mais vous n'êtes pas aussi "connectés" que vous le croyez, et vous êtes beaucoup plus menacés que vous ne le pensez. Zappez ces pièges 2.0, c'est urgent, maintenant. Je continue à halluciner sur ce qu'on vous faire faire, sur ce qu'on vous fait accepter sans réaliser les conséquences, sous le désopilant prétexte de "rapprocher les gens".

Vos proches n'attendent pas une interface de merde pour être "proches" de vous, si ? Facebook ne sert qu'à vous rapprocher de gens que vous ne connaissez pas, mais qui sont ravis d'en apprendre toujours plus sur vous.

Alors choisissez, le temps presse : protégez-vous du typhus Facebook, protégez-vous de la pieuvre Google. Ou acceptez de vous prosterner aussi devant les fichiers Edvige ou Cristina, acceptez d'être cité douze fois dans le STIC, acceptez qu'on implante des logiciels espions dans vos bécanes et qu'on enregistre vos IP, acceptez qu'on installe des caméras de vidéosurveillance partout autour de vous.

Souriez, vous êtes niqués.

U.H.M. // this text is submitted to a Open License : CC by-nc-sa
Il y aura toujours un boulot destructif, négatif, à accomplir. Casser. Détruire. Plus de hype, plus d'artistes, de designers, plus de DJ's, plus de selectors, plus de concept-stores, plus de magazines, plus de radios, plus de TV's, plus de pét4$$, plus de dandy-mongolz, plus d'Art, plus de galeries, plus de FNAC, de DRAC, de FRAC, plus de politiques, plus de bobos, plus de nonos, plus de crevures, plus de crevards, plus de pub, plus d'anti-pub, plus d'écrivains, plus de blogs, plus de cinéma, plus de porno, plus de logos, plus de no-logo, plus même à la fin de casseurs2couilles, ni d'Internet, assez de toutes ces conneries. Plus rien... NADA.