"Une matière sans contour, un contenu sans forme, une forme capricieuse et impersonnelle qui ne dit rien, ne révèle rien et se contente d'annoncer, par son refus de rien dire, qu'elle vient de la nuit et qu'elle retourne à la nuit, l'opacité est leur réponse, le frolement des ailes qui se referment est leur parole." Maurice Blanchot via F.P. Meny

PLUS HYPE QUE LA HYPE ET ILS T'EMMERDENT.
Il y aura toujours un boulot destructif, négatif, à accomplir. Casser. Détruire. Plus de hype, plus d'artistes, de designers, plus de DJ's, plus de selectors, plus de concept-stores, plus de magazines, plus de radios, plus de TV's, plus de pét4$$, plus de dandy-mongolz, plus d'Art, plus de galeries, plus de FNAC, de DRAC, de FRAC, plus de politiques, plus de bobos, plus de nonos, plus de crevures, plus de crevards, plus de pub, plus d'anti-pub, plus d'écrivains, plus de blogs, plus de cinéma, plus de porno, plus de logos, plus de no-logo, plus même à la fin de casseurs2couilles, ni d'Internet, assez de toutes ces conneries. Plus rien... NADA.

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3.6.04



"Bon film, les branchés."

THE SECRET SHOW



" Il ne fit aucune tentative pour dissimuler son plaisir. Pourquoi faire ? La vie était trop courte. Mieux valait prendre son plaisir pendant qu'il était encore temps, avant de se le voir arracher. Le fait de savoir que le Jaff se trouvait deux étages plus haut ajoutait encore de l'éclat à son sourire. Il ne savait pas quelles étaient ses intentions exactes, mais il était fort distrayant de considérer ces gens-là comme de la nourriture. Il les méprisait tous jusqu'au dernier, les ayant vu, eux ou leurs semblables, accomplir des numéros d'acrobatie morale qui auraient fait honte à un pape, tout ça pour en retirer du profit, une position supérieure ou un meilleur profil. Parfois les trois en même temps. Il en était venu à considérer avec dégoût l'obsession de leur ego qui habitait les membres de sa tribu, l'ambition qui entraînait tant d'entre eux à dénigrer leurs supérieurs et à étouffer le peu de bien qui sommeillait en eux. Il n'avait cependant jamais laissé paraître ce mépris. Il devait travailler parmi eux. Mieux valait dissimuler ses sentiments. Buddy (pauvre Buddy) n'avait jamais été capable d'un tel détachement. Lorsqu'il avait un peu trop bu, il déversait toute son ire sur les imbéciles qui lui étaient insupportables. C'était cela, plus que tout le reste, qui avait causé sa chute. Dans une ville où les mots étaient bon marché, parler pouvait coûter cher. On pardonnait à ceux qui détournaient des fonds ou des mineurs, à ceux qui se droguaient, aux violeurs, et même parfois aux assassins. Mais Buddy les avait traités d'imbéciles. On ne lui avait jamais pardonné." C. Barker.

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