Creuser le noir corporate et en faire sortir une lumière, une vérité blafarde sur tous ces suckers.

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Le problème (si problème il y a), c'est que comme d'habitude, le venteux Beigbdbdger ne dit rien, ou trés peu.
Il est amusant de lire celui autour duquel gravite une remarquable ceinture de pseudo-astéroïdes "littéraires" (bon, disons des écrivains à mèche travaillée ou à petite culotte rouge), témoins fantômes d'un "cadavre" qui bouge de moins en moins, exprimer une sorte de lassitude maussade au sujet de la rentrée littéraire qu'il attend par ailleurs avec une excitation mal dissimulée.

Je serais surpris si Beigbdgdbeder ne faisait pas parler de lui durant les trois mois qui viennent, s'il n'ouvrait pas son dévidoir à banalités, s'il n'y allait pas lui aussi de son commentaire, bref s'il ne participait pas à la pantomime qu'il semble vouloir dénoncer dans son tout petit texte de rien.

Petit texte de rien qui commence avec l'une de ces anticipations qu'il affectionne, à grand renfort de name-dropping histoire de planter le décor dans lequel il évolue d'habitude avec la grâce d'un dindon. Curieusement d'ailleurs, il ne parle pas du dernier texte de Vaquette... Mais sa volonté d'englober les mille et unes hypocrisies qui jalonnent cet "évènement mondain" craque devant le plaisir qu'il prend à empiler les noms et les pronostics, feignant le flegme et singeant une désinvolture gonzo. Begbdgfdeer achève de ramener cette putain de rentrée littéraire à un grand prix de F1, entre départ au sprint au milieu de 800 bouquins et transferts médiatiques entre écuries. Un premier paragraphe pour jouer les bookmakers, un second pour essayer d'élever le débat (avec la grâce du dindon sus-cité puisqu'il croit bon d'évoquer un "pays occidental supposé décadent, au début d'un siècle de terreur et d'absurdité", oui oui, on sait qu'il sait, qu'il nous lâche avec sa conscience politique d'ex-pubard ex-chroniqueur ex-animateur, surtout si c'est seulement pour essayer de relativiser une rentrée littéraire qui va pourtant probablement le passionner au-delà du permis). L'auteur du "dernier inventaire avant liquidation" tenterait-il de prendre un peu de distance avec les mondanités parisiennes, les renvois d'ascenseurs et les logiques médiatico-marchandes ?

Alors trés bien : puique Beibvdgdver s'ennuie déjà, se lasse de la valse des prix, et déplore que des gens "prétendument adultes cherchent un prétexte pour parler des arbres, des chats noirs, des accidents de voiture...", on lui conseille donc de fermer sa gueule, si possible pendant les trois mois qui viennent, tant qu'à faire pendant les dix ans qui suivent, et de chouiner en silence sur la pauvreté et l'inanité d'une mascarade mondaine qu'il a fortement contribué à promouvoir. "Foire dégoutante, cirque pathétique", un comble venant du monsieur Loyal qui gesticule comme un crétin dans le poste depuis un petit moment déjà.

On lui propose même, pendant les trois mois de ce micro-bazar, d'imiter bon nombre d'entre nous : lire des livres, voire en écrire, et éteindre sa télé. Mais je doute que l'apparente légère lassitude dont il fait montre l'emmène jusque là.

Bref, on souhaite qu'en bonne logique ce petit article vide soit suivi d'un ferme et long silence.



Ah, dernière chose : Despentes, ses petites crises de nerfs et son opportuniste repositionnement blogo-foireux, on s'en bat les couilles à la raquette de plage. Same player shoote again, le web c'est pas aussi lisse qu'un plateau télé.