Creuser le noir corporate et en faire sortir une lumière, une vérité blafarde sur tous ces suckers.

Archives

Quand une casseuse2fiction spamme le Blackblog...

"Ah mes choupinoux, du fin fond d'une campagne 56katée, tomber sur la téniaterie ça soulage...

Chez Despentes y a bien que les deux premiers livres qui méritent le respect. Du Solanas sauce Pigalle, ça valait le détour. Et puis comme toujours, la durée de vie de l'éthique dans la République Bananière des Lettres avoisinant les quatre ans maximum, il a pas fallu longtemps pour que l'oxydation opère. Un passage chez Grasset, une des écuries les plus merdiques (rappelons qu'alors Beigbeidder ne sévissait pas encore chez Flammarion), 250 000 balles d'à -valoirs à la clef, un troisième roman remixant ses thèmes en plus commercial, une adaptation cinématographique (250 000 balles again et Stommy Bugsy en prime) qui fait passer Héroïnes pour un chef d'œuvre du septième art... Elle a pas trop tenu le cap la donzelle.

Après c'est même pas la peine. L'ère du marketing a sonnée. Remarquez, déjà à l'époque des premiers la mauvaise foi était galopante : des bas fonds parisiens, elle a pas connu grand-chose de plus que les reportages de TF1. Dans une interview pour 20 ans y a six ans, elle pipotait bien sa race, genre « j'ai été call girl à 50 000 balles la nuit ». Toutes les chonchonneuses de Paris s'en souviennent encore, des hurlements de rire jaune dans tous les bars à hà´tesses, question tarifs et réalité de recrutement des agences fallait vraiment qu'elle soit à la ramasse et en plein fantasme la pauvre fille.

Dans la série n'importe quoi pourvu que ça rapporte et que l'image croustille, on savait déjà a quoi s'en tenir. Le film Baise-moi, on se passera de commentaires par mansuétude. La publication du livre affligent de sa pathétique copine Coralie (la goth la plus décérébrée de France) grâce aux contacts de la Despentes, idem. La traduction de Plastic Jésus de Poppy Z. Brite au Diable Vauvert (maison qui en matière de littérature française a su découvrir de grands talents qui feront date, comme la dite Coralie, le formidable néo-réaliste Nicolas Rey ou dernièrement Louis Lanher, dont l'acuité et le style laissent pantois), c'était aussi un coup formidable quand on sait que Despentes maîtrise l'anglais niveau It is not because you are de Renaud.

Teen Spirit : vas-y que je te cible les trentenaires, les petits problèmes de l'époque, ça allait bien avec le Déjà pères et toujours branleurs de Teck, des tas de ventes assurées. Sur les plateaux, déguisée en post-versaillaise lunettée, elle n'a pas lésinée : ce qui est intéressant dans le fait d'être écrivain c'est qu'on a plein de thunes et la paix, le seul problème c'est de pondre le roman. Assagie mais tellement rock & roll, whaou.

Là , septembre approche, faut assurer le buzz parce que les ventes du bouquin précédent c'était pas trop la fête du slip. Pour les djeunz Despentes c'est devenu un peu personne, ou une vieille icà´ne de l'époque de la littérature trash, la meuf du type des enfants du rock mais si souviens-toi on avait six ans. Mais où sont passées les gazelles et les acheteurs de romans industriels option le quotidien des trentenaires est passionnant, se demandèrent de concert les élites grassettiennes et Mademoiselle Despentes il y a peu. Sur la blogosphère pardi. C'est ainsi qu'en 2004 Virginie Despentes découvrit les blogs. Une petite étude préalable lui permis de mettre une liste exhaustive des blogs de 20six les plus visités sur son site, histoire de s'assurer une rapide imposition sur le terrain, de flatter quelques ego comme autant de lecteurs potentiels. Et puis si Maia Mazaurette a vendu 5 000 bouquins sans que la presse l'ai vraiment soutenue mais grâce au bouche à oreille des bloggers et lecteurs de blogs, imagine un peu ce que ça donnera sur mon prochain roman avec Paris Match et Marie-Claire en plus coco, dit la Despentes à son éditeur favori. Sauf que bon. On sait depuis des années que la baudruche est dégonflée, et que le marketing ne fait pas tout. Faut pas prendre les bloggers pour des canards sauvages...

Conclusion : Mademoiselle Despentes est en phase de publiquement sucrer les fraises."