Creuser le noir corporate et en faire sortir une lumière, une vérité blafarde sur tous ces suckers.

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Another minigunfight in hype city.

"Excuse-moi je m'étouffe, alors je suis un "un peu comme un keuf ", moi
? Je pose des questions de keuf, moi ? Qui concernent que moi? Mais
d'où tu m'envoies ça vicieusement, même pas en face, un jour après que
je t'ai posé des questions? Tu n'as même pas l'honnêteté basique ou
juste l'humour lucide de reconnaître que quand tu fais ton travail de
"fin de promo ", moi par conséquent je fais aussi celui de journaleux.
Vas jusque au bout du raisonnement. Tu vends ta came, moi aussi. Moi
pour boire des coups gratuits et toi pour vendre trois bouquins de plus
que ceux qui partent déjà à 1500 par jour. Alors qu'est-ce que tu
suggères avec mes soit disant questions de "keuf" ? Ton interview je
l'ai préparée honnêtement pendant que tu achetais tes Adidas et ton
Fred Perry. J'ai lu ton pauvre bouquin à l'eau de rosse, ton
pretty/punky woman en Lorraine, que j'ai même trouvé touchant et digne,
quoique littérairement pas interessant. Je m'en fous d'ailleurs, si ton
travail me plait souvent, c'est pour autre chose. Je te l'ai dit
pendant l'interview, mais tu n'as pas entendue, trop occupée que tu
étais à t'entresucker avec tes vrais amis punks pas keufs qui
t'appellent la «Sagan du trash». Ton bouquin je l'ai lu, honnêtement
comme les autres, comme j'ai vu ton film, honnêtement. Sans plus. Je
t'ai posé honnêtement des questions. Qui concernent que moi ? Et alors,
tu connais beaucoup de gens qui posent des questions qui concernent que
les autres ? Parce que la question des «keums» et des «meufs», ca
n'interesse que moi ? Tu en es sûre, toi qui met un gros flingue dans
le cul des keums par des meufs en furie dans Baise-moi? Tu as regardé
"Queer eye for a straight guy" sur TF1, une chaine «keuf» où des pédés
relookent un «keum» hétéro paumé, et ca fait un carton? Les questions
sur la gauche, les socialos, les gauchistes, ca ne te concerne pas, que
moi ? A l'Ile enchantée, à deux mètres du Colonel Fabien pour qui tu as
voté et où la plupart des parisiens ne mettent les pieds qu'aux fêtes
Prada. Essayer de te faire cracher une ou deux infos, en dix minutes,
de te faire dire des trucs sur toi, tes opinions, c'est des méthodes de
«keuf», c'est faire violence à médème? C'est justement cette accusation
de "keuf" qui ne regarde que toi, bien en face, pas dans le virtuel,
sur un blog. Il suffit de voir comment tu as réagi lundi soir en petite
propriétaire assiégée avec cette histoire de hacking. Heureusement que
Thierry Theolier t'as fait sortir de tes gonds huilés par la promopunk.
On aurait dit une cultivatrice bio sourcilleuse de son petit lopin
«vege» virtuel. Alors d'où tu m'insultes comme ça, dans les coins, par
allusion, moins franco qu'Alain Soral, stalino-burnée dès qu'on ne te
sucke pas dans le bon sens?
Essaies juste d'assumer dans l'honneteté, la générosité ou l'humour que
tu fais tourner ton petit fonds de commerce fondé circa les années 90,
avec des mots comme Berurier Noir, trash et keuf. Et que tu as
parfaitement raison. Je m'en fous. Mais pas contre moi, pas dans les
coins. Don't pee on my leg and pretend it's raining, comme disent les
ricains. Les keufs, les keupons, les meufs tout ça c'est fini, Virginie
Despentes. C'est mort avec les sketches des Inconnus en 89. Mais vous
continuez de vous entresuckez entre vieilles gloires trashy, aussi usés
que vos Perfectos, comme des cadres autosatisfaits chez Vivendi. Comme
si de rien n'était. Mais c'est fini, wake up, passez à autre chose. Ca
ne veut pas dire que vous n'êtes pas touchants ou interessants. J'aime
bien Williams, je ne connais pas Eudeline, et toi non plus je ne te
connais pas. Mais moi je ne t'insultes pas en loucedé. Je te pose des
questions en face et en buvant des coups gratuit, en essayant
d'interesser et de m'amuser. Ca marche ou ca ne marche pas. Ca va vite
ou pas assez. La F1 ou ton F2. Je ne copine pas avec toi parce que je
ne te connais pas. Je ne fais pas croire que je suis ailleurs que dans
un circuit de promo, même si l'Ile enchantée c'est bien mieux
qu'ailleurs. Comme Alain Soral, Pierre Carles, ou d'autres, tu restes
«blogée» à de pauvres postures contestataires, des reglements de compte
plus vieux que toi et moi que je ne maitrise pas, criant "keuf " sur
tout ce qui ne beugle pas comme toi. En fait, tu te payes facilement le
"journaliste de Libé» Tu ne m'appelles pas " Emmanuel " comme " Jacques
" ou " Patrick ", mais " le journaliste de Libé ". Peut-être que tu
n'aimes pas Libé. Je m'en fous. Mais on ne se connait pas. Je travaille
à Libé qui me paye et m'héberge en retour, comme toi chez Grasset.
Alors je mange la soupe sans trop cracher, ou alors discrètement. Toi
aussi tu travailles, tu vas à la soupe, tu joues le jeu de la promo, tu
ne planques pas tes bonbonnières Fauchon et ton deux-pièces dans le
Marais, tu fais La Semaine de l'écrivain dans Libé et tu trouves
hypocritement que c'est " top mal payé ". Tant mieux. Tu fais comme tu
veux, je m'en fous. Ca me plait même. Même les punks ont le droit de
changer, d'acheter, de bouffer, de faire construire. Mais pas en me
traitant de «keuf» dans les coin, comme un soixante huitard en excès de
vitesse avec son Range Rover dirait «flic» trente ans trop tard. Ou
alors tu trouves autre chose. Tu me dis par exemple bien en face "
j'aime pas ta tête ", " je te parle pas, t'es pas assez sexy comme
Jaenada ou Williams (en mêm temps ca m'arrange, tu n'es pas mon trop ma
came non plus) ou " t'as acheté où tes New Balance de gros nase ". Mais
tu ne dis pas que je suis un «peu comme un keuf». Tu trouves autre
chose. D'abord parce que c'est faux. Je suis aussi keuf que tu es
keupon. Toi tu dis " keuf " comme Laurent Fabius dit " non " à la
constitution européenne. Par reflexe politicien. Ensuite, je t'informe
que maintenant les keufs les gens les réclament. Et les
keufs-journalistes, ils n'existent plus sous ce nom là que dans les AG
d'Attac, les Mercredis de l'histoire, les fauchages OGM avec Jose Bové
et les blogs de Virginie Despentes. Ou alors ils existent vraiment, à
la BAC, là où tu n'habites pas, ou en pire, sous un autre nom, et
planqués sous des tenues de managers cools ou d'écrivains trash. Tu ne
les vois pas. En tout cas, ne t'inquiète pas, ils ne sont pas dans un
bar de Belleville où on te pose juste des questions pour en savoir un
peu plus sur toi en buvant des coups. Tu y réponds d'ailleurs
généreusement, ou à moitié, ou pas du tout. Je m'en fous, tu fais comme
tu veux. La question du «keuf», finalement, c'est la même que celle que
je t'ai posée. Celle des meufs et des keums (tu as remarqué que "keum"
et "meuf" contractés ca fait "keuf"?), de toi mal dominante dans tes
livres et films (toi j'en sais rien je ne te connais pas) que tu
n'interroges pas, en public en tout cas, ou pas assez. D'où mes
questions. Tu écris dans ton livre " Jamais les mecs ne s'attendent à
recevoir un coup de boule d'une meuf en premier». Et bien ce «un peu
comme un keuf», je l'ai pris comme l'inverse du coup de boule en face,
un coup de fourchette en plastique après le cocktail littéraire rive
gauche. Moi, je t'ai respecté normalement. Je t'ai pas agressé
spécialement. Je t'ai juste posé honnêtement des questions de
journaleux de base. Tu as répondu si tu voulais. So what ? Je t'ai pas
sucké à la Drucker, ni sursucké à la Ardisson ni emmerder à la·à la
qui, d'ailleurs, personne fait plus chier personne dans ce genre de
truc. Anyway, si ca te plaisait pas, un : tu le dis en face quand je
fais un «peu" le keuf» (ca n'existe pas d'ailleurs un peu keuf); deux :
tu me traites pas par derrière, sans citer mon nom, pour régler tes
comptes obscurs avec mon employeur, ou autre chose de pas clair; trois
: si tu as si peur de croiser des " keufs ", même dans des bars de
Belleville, reste bien au chaud dans les arrondissements à 40 000 le
mètre, avec tes amis punks trop rebelles qui s'entrebranlent la nouille
en chérissant la division du monde punks vs keufs, keums vs meufs and
so on. Mais tu n'écris pas des trucs comme ça sur moi. Ou alors tu les
dis en face. Et surtout avec des nouveaux mots.
EP"