"Une matière sans contour, un contenu sans forme, une forme capricieuse et impersonnelle qui ne dit rien, ne révèle rien et se contente d'annoncer, par son refus de rien dire, qu'elle vient de la nuit et qu'elle retourne à la nuit, l'opacité est leur réponse, le frolement des ailes qui se referment est leur parole." Maurice Blanchot via F.P. Meny

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18.12.11

Petit poème du matin : "Hipstler" par Olivier BKZ

Hipstler
Coupons des arbres lugubres,
Élevons des bûchers dans toutes les villes et dans toutes les rues,
Et puis jetons les Hipstler au feu alors qu'ils sont encore hurlant !
Jetons-les au feu! Jetons-les aux feu! Crieront tous les enfants en dansant
autour de l'orange du rouge et du flamboyant !
Quand la suie s'élèvera en deuxième nuit de charbon.
Au-dessus des Hipstler se tordant dans leurs odeurs de cochons !
Mon amour, nous rirons et je te ferai l'amour,
De la tombée de la lune jusqu'au petit jour !

Olivier BKZ



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Il y aura toujours un boulot destructif, négatif, à accomplir. Casser. Détruire. Plus de hype, plus d'artistes, de designers, plus de DJ's, plus de selectors, plus de concept-stores, plus de magazines, plus de radios, plus de TV's, plus de pét4$$, plus de dandy-mongolz, plus d'Art, plus de galeries, plus de FNAC, de DRAC, de FRAC, plus de politiques, plus de bobos, plus de nonos, plus de crevures, plus de crevards, plus de pub, plus d'anti-pub, plus d'écrivains, plus de blogs, plus de cinéma, plus de porno, plus de logos, plus de no-logo, plus même à la fin de casseurs2couilles, ni d'Internet, assez de toutes ces conneries. Plus rien... NADA.